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 Reine Kementari D'Aepra [Elros]

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Kementari D'Aepra

Merveilleuse Reine

Incarnée - Ange



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MessageSujet: Reine Kementari D'Aepra [Elros]   Dim 6 Jan - 22:00

CARTE D’IDENTITE :

Nom :
D’Aepra
Prénom :
Kementari
Surnom :
Azmella ; mais vous mourrez après l’avoir prononcé car quiconque connaît son nom d’assassin connaît ses activités nocturnes – en connaît déjà trop…
Sexe :
Féminin
Monde d’origine :
Elros
Race :
Incarnée Ange
Date de naissance :
18 Teian 3046 (soit le 18 Décembre)
Âge :
23 ans
Lieu de résidence :
Cité des Cimes
Statut Social :
Reine d’Aepra
Guérisseuse/Assassin
Entant que guérisseuse, Kementari est extrêmement reconnue dans son royaume et au-delà. Ses connaissances médicinales ne sont plus à prouver et elle n’a pratiquement jamais échoué à soigner un malade. Elle sait les noms et les propriétés d’un nombre incalculable d’herbes médicinales et en transporte toujours avec elle. La nuit, entant qu’assassin, elle n’est absolument pas reconnue. On la connaît comme une ombre, mais personne ne saurait découvrir sa véritable identité. Elle ne tue que pour son compte et n’a jamais rencontré personne lors de ses escapades nocturnes. Aucun professionnel ou amateur du milieu ne la connaît et, si l’on parle d’elle, ce ne sera que pour citer ses victimes. Personne ne prête attention à l’assassin, surtout lorsqu’il ne laisse aucune signature derrière-lui… Pourtant, elle cherche toujours à infliger une mort rapide à ses victimes, mais ça, elle n’est sans doute pas la seule.

INFORMATIONS CORPORELLES :

Physique :
Kementari a beau avoir plus de 20 ans, il n’est pas rare qu’on la prenne pour une adolescente de 16 ans. En effet, les légères rondeurs enfantines qui persistent sur son visage angélique font que bien des gens la prennent – au premier coup d’œil – pour une enfant. Mais ceux-là se rendent bien vite compte de leur erreur. En effet, si le regard est d’abord attiré par ce joli visage de poupée aux lèvres rouges charnues, il rencontre bien vite les yeux perçants, intelligents et résolument tristes de la belle reine. Envouté par leur vert sombre et profond, le spectateur ne parvient qu’après quelques longues secondes à se sortir de ces prunelles olives pour s’éloigner prudemment et considérer la jeune femme dans une vue d’ensemble. Il est alors impressionné de la longueur démesurée des cheveux de l’ange qui tombent épars autour d’elle et bien au-delà de ses chevilles, tels un rideau aux tons d’argents, aux senteurs douces et apaisantes.
Puis il se reprend et admire la silhouette fine et gracieuse de son vis-à-vis, se souvenant que Kementari est réputée pour sa beauté. Il prend alors conscience de sa taille et s’étonne de ne pas s’en être aperçu plus tôt. Car la reine n’est pas aussi grande que la plupart des femmes d’Elros. Elle ne doit pas excéder les 168 cm, et pourtant elle dégage une aura impressionnante. A la fois dangereuse, sereine et pour le moins royale. Les nombreux bijoux qu’elle porte ne sont d’ailleurs pas sans rappeler son statut. S’il est un tant soit peu cultivé, il saura que la couronne qu’elle porte est celle d’Aepra : et si elle paraît si nue, c’est que les pierres autrefois serties dessus ont été dérobées à la mort de la précédente reine et qu’il ne reste que l’onyx noir et pur qui la constituait. Il comprendra alors l’apparence similaire du collier qu’arbore la jeune femme autour de son cou gracile et blanc, tout comme sa peau. Il ne reconnaîtra pas la soie singulière qui noue la tresse de la reine, tombant jusqu’à sa hanche droite, pas plus qu’il n’identifiera le métal dont sont constituées ses boucles d’oreilles. Car une seule personne – hormis la reine elle-même – sait que c’est tout ce qu’il reste des affaires de sa petite sœur ayant échappé à l’incendie. Et cette même personne sait que sous les précieuses étoffes qui habillent la reine se cache le poignard de feu Samïarh – le frère décédé de la jeune ange –, un bien inestimable aux yeux de Kementari.
Et l’œil du spectateur avisé terminera son examen sur le gant dépourvu de doigts enserrant le bras droit de la belle guérisseuse et sur ses vêtements noirs – signe de deuil – et pourpres – de vengeance inassouvie. Il restera quelques instants intrigué avant de s’en désintéresser.
Mais après la vue, c’est l’ouïe qui est bientôt sollicitée. Car Kementari n’est pas muette, loin de là, sa voix est même très réputée en Aepra. On l’entend souvent chanter en s’accompagnant de sa harpe dans les Jardins Suspendus et ses longs doigts témoignent de ce don naturel. La voix royale s’élève alors et l’auditeur est charmé du son séraphin et mélodieux, ferme mais immensément doux. La reine possède un timbre s’accordant parfaitement avec son apparence, aussi enfantin que beau et mélancolique. Il comprend alors la confiance qu’elle inspire à ses sujets. Kementari parle posément et sans jamais chercher ses mots. Cependant, l’autorité qu’elle exerce n’est pas due qu’à cela. La suzeraine, comme dit plus haut, dégage une aura royale et sereine, solidement renforcée par sa tenue. Elle est toujours droite tout en étant féline, et son port de tête est bien celui d’une reine, fier et orgueilleux, empli de grâce et de puissance.
Sa beauté est un atout majeur dont elle n’hésite pas à se servir…

Signe(s) particulier(s) :
Le gant de satin que Kementari n’enlève jamais
Les profondes cicatrices masquées par ledit gant
Un mystérieux tatouage, représentant une rose sanglante autour de laquelle s’entrelacent trois noms écrits dans un langage inconnu, situé sur son sein gauche, très près de son cœur…

INFORMATIONS CARACTERIELLES :

Psychisme :
Douce et généreuse, Kementari cultive pour son peuple un amour sans borne et emploie tout son pouvoir à faire son bonheur le plus total. Tous ses sujets l’admirent et la respectent. Elle réunit toutes les qualités de ses aïeules. Belle, intelligente, diplomate, enjouée, douce, généreuse, calme, réfléchie, courageuse et pleine de sang-froid, elle est la bonté incarnée et ne perd jamais le contrôle d’elle-même – tout du moins en publique. Montée sur le trône à 16 ans à peine, elle s’est, dès les premiers moi, attiré la sympathie de tous les habitants de son royaume sans exceptions de part sa jeunesse et sa maturité mêlée à son étonnante candeur. Elle les a charmés par sa maîtrise virtuose de la harpe, sa passion pour la médecine, les livres, l’écriture et la musique et sa voix angélique… Tout chez elle n’est qu’innocence et honnêteté.
Quel ne serait pas l’étonnement de ses chers sujets s’ils apprenaient la vengeance dévorante qui ronge corps et âme et aveugle leur reine. Car, dans son amour pour eux, elle s’est élancée vers des sentiers qu’elle n’aurait jamais pensé fouler – et qu’elle n’aurait jamais dû fouler… Kementari est, d’ailleurs, obsédée par la crainte d’une punition divine pour les pêchés qu’elle a commis, et, pour se repentir, elle a consacrée son existence – parallèlement à son statut de souveraine – à la médecine et est devenue guérisseuse.
Bien que sauvant les apparences avec brio, une personne à bien vite découvert le caractère instable de la jeune femme qui peut sombrer très vite dans de graves dépressions très soudaines et est loin d’être aussi assurée qu’elle ne le laisse paraître. Son conseiller est la personne qui la connaît le mieux et qui est devenu pour elle un ami, un amant, et un appui irremplaçable. Elle ne prend jamais une décision sans le concerter et lui voue un amour profond – qu’elle redoute.
Peu musclée, Kementari est surtout connue pour son esprit stratège et vif et sa légendaire diplomatie qui lui épargnent de nombreux combat. C’est une pacifiste qui déteste se battre et tuer.
Quelle ironie…
[Bon, je suis désolée, j’ai aucune inspiration, là, alors j’éditerai peut-être plus tard]

Phobies :
Persuadée – à raison – que quelqu’un cherche à décimer la lignée des Reines d’Aepra, Kementari est terrifiée à l’idée de se faire assassiner. De plus, elle craint de lourdes représailles divines pour les meurtres qu’elle commet, bien qu’elle s’estime épargnée pour l’instant grâce au bien fondé du but qu’elle poursuit.
Rêve(s)/Espoir(s) :
Par-dessus tout, Kementari souhaite venger son frère, sa sœur et sa mère en retrouvant leurs assassins. Elle espère parvenir à éradiquer tous les assassins de son royaume et au-delà pour que plus personne ne tue et ne vit que dans ces deux buts.
Pouvoir :
¤ Prémonition : L'Ange est capable d'avoir des visions, aussi bien la nuit que le jour. Un Ange ayant des prémonitions a son pouvoir enclenché pour toute sa vie, mais est incapable de le contrôler. Ses visions arrivent sans prévenir et ne sont pas toujours très nette, ni par rapport aux autres, ni par rapport à sa propre personne.
Talent :
Ses victimes vous le diront bien que les morts ne parlent pas [xD] Kementari est d’une discrétion proprement phénoménale lorsqu’elle pourchasse sa proie. On ne la voit ni ne l’entend et bien que certaines personnes plus expérimentées que d’autres réussissent à la repérer, rares sont celles lui ayant vraiment donné du fil à retordre.

INVENTAIRE :

¤ Armes :
Une longue épée légère à la lame affutée
Un petit poignard dont la garde est serti d’un rubis
¤ Bijoux :
La couronne d’Aepra ainsi que son collier
Une paire de boucles d’oreilles taillées dans de l’opale de feu
Un bracelet d’émeraude
¤ Vêtements :
Un châle pourpre
Une longue mitaine noire
Une longue cape à capuchon ; noire
¤ Autres :
Une bourse bien remplie… d’herbes médicinales
Un attirail de poison dissimulé très près de son corps
Une harpe d’argent sertie d’un énorme saphir

INFORMATIONS HISTORIQUES :

Type :
Bénéfique

Histoire :

Breaking Dawn

18 Teian de l’an de grâce 106, en Aepra
L’aube, en ce jour de la Terre, a vu la naissance de la future reine d’Aepra : Kementari. C’est un bébé d’ores et déjà racé, aux yeux du vert le plus profond, aux ailes du blanc le plus immaculé. Pas de doute, elle sera belle ; elle l’est déjà. Sa famille l’adore, son peuple l’adule. Un avenir parfait se dessine devant-elle. Sa vie sera sans doute heureuse.
Cependant, l’état de la Reine s’est aggravé. Affaiblie par l’accouchement, elle doit garder le lit. Le royaume entier est en émoi devant le sacrifice qu’elle a fait pour assurer leur avenir. Tous se rendent à son chevet. De toute évidence, sa santé ne lui permettra pas de voir l’adolescence de son tendre bébé…

Samïarh d’Aepra, Prince d’Aepra
Yvy de l’an 111, en Aepra

« Kementari grandit à vue d’œil. C’est une merveilleuse petite sœur, douce et aimante. Elle joue de la harpe et semble avoir de très heureuses dispositions pour le chant. Nous jouons souvent ensemble mes compositions et il semble qu’elle m’égalera bientôt, car c’est une virtuose. A cinq ans, elle connaît déjà les plus grandes œuvres de nos meilleurs musiciens. Mais elle est la douceur incarnée et je ne ressens pour elle aucune forme de jalousie tant elle est enjouée et belle. Bien sûr, elle possède une élocution parfaite et les caractéristiques des Reines d’Aepra. Pourtant elle est si différente de mère ! Ses yeux olive et ses cheveux d’argents la rendent unique entre toutes et c’est de loin la plus belle. Le peuple est en extase devant elle. Sa vie est heureuse, son règne s’annonce en tout point parfait.
Malheureusement, Mère ne peut pas prendre soin d’elle autant qu’elle le voudrait. Elle est à nouveau grosse et sa santé fragile l’oblige à garder le lit. J’ai peur pour elle. Elle s’affaiblie. Quelle ironie, car plus elle s’épuise, plus Kementari semble rayonner d’énergie. J’espère pouvoir voir ma seconde petite sœur. Mais je crains que Mère ne nous quitte avant sa naissance… »

Kementari d’Aepra, Princesse d’Aepra
Yensel de l’an 112, en Aepra

« Ma petite sœur est née aujourd’hui. Elle est très belle. Ses ailes sont très blanches et ses yeux sont tout bleus, comme le ciel ! Je pense qu’elle sera blonde, parce que Mère est blonde. Samïarh aussi l’est. En tout cas, elle est toute petite, elle tient dans ma main. Samïarh et moi sommes très heureux de l’avoir vue naître, car nous avions très peur de la voir mourir avec Mère. Mais elles deux semblent bien se porter. Le guérisseur à dit que l’état de Mère était stable. Je suis contente, Mère est très bonne avec moi et elle m’apprend comment devenir Reine. C’est très compliqué, et je préfère la musique. Je joue souvent avec Samïarh. Il compose de magnifiques morceaux, et je mets des paroles dessus. Il est extrêmement gentil et attentionné envers moi. C’est un admirable combattant, en plus ! Mais il n’a jamais tué, d’après ce qu’il m’a dit. C’est bien. Mère dit toujours que tuer entraîne de graves représailles des cieux. Nous, anges, sommes des pacifistes. Mais Samïarh dit qu’il combat pour pouvoir nous protéger. C’est une noble cause ; il a raison. »

Samïarh d’Aepra, Prince d’Aepra
Sysiphe de l’an 122, en Aepra

« L’état de Mère a chuté aujourd’hui. Elle était venue écouter Kementari dans les Jardins Suspendus et a prit froid. La fièvre a soudainement grimpée et refuse de s’apaiser. Le guérisseur est formel, elle n’a plus que quelques jours à vivre. J’ai peur pour nous tous. Pourtant Mère est sereine. Elle affirme que Kementari saura parfaitement assumer son rôle de Reine d’Aepra et faire le bonheur de son peuple. Mais elle n’a que 16 ans ! Elle est si jeune et si fragile ! Si douce et si innocente ! Ma petite sœur... Elle est si frêle et je l’aime tellement ! J’ai peur qu’elle ne se brise si je ne suis pas toujours près d’elle. Je n’ai d’ailleurs même plus le courage d’écrire quand elle n’est pas à mes côtés. Mais elle est au chevet de Mère, retenue par Azmella qui pleure encore et encore sa perte prochaine. Les deux sœurs s’entendent bien, en particulier grâce à leurs caractères doux et paisible. Je vais de ce pas les rejoindre. Azmella ne quitte plus Mère, et Kementari ne quitte plus Azmella. Quant à moi, j'ai peur de ne plus pouvoir quitter Kementari...
En ai-je le droit ? »


Dernière édition par le Sam 12 Jan - 0:21, édité 4 fois
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Kementari D'Aepra

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MessageSujet: Re: Reine Kementari D'Aepra [Elros]   Lun 7 Jan - 23:23

Bloody Twilight

Sysiphe de l’an 122, en Aepra
« La Reine Iprynel D’Aepra a aujourd’hui trouvé la mort, succombant à sa maladie. Sa dernière fille, la princesse Azmella D’Aepra, contaminée par ladite maladie, décéda quelques heures après.
La Reine est morte.
Vive la Reine ! »

Mais quelle était cette Reine ? Cette gamine qui montait sur le trône ? Cette enfant aux cheveux argent, aux sombres yeux verts, à la peau pâle et au visage dangereusement livide ? Cette fillette qui pleurait des larmes cristallines et s’appuyait sur son frère ? C’était elle, la Reine d’Aepra ? Cette longue royauté devait maintenant être assumée et représentée par la petite Kementari ? La population se divisait. Certain étaient pour, d’autre contre. Les farouches partisans d’Iprynel voyaient en Kementari la digne représentante de la lignée des D’Aepra, tandis que les autres ne considéraient la jeune fille de 16 ans que comme une princesse n’étant pas en âge de monter sur le trône. Mais les lois fixées étaient indiscutables. La fille aînée devait succéder à la mère, celle-ci morte. Personne n’était en mesure de modifier cette règle ancestrale. Même pas les Reines elles-mêmes. Tout le royaume dut donc se plier aux désirs du Destin et personne n’émit d’objection lors de la cérémonie du couronnement, célébrée au palais. Pour la première fois, la reine annula les réjouissances qui avaient traditionnellement lieues après le couronnement et ordonna que l’on inhume les corps des deux défuntes le plus rapidement possible.

L’enterrement se fit le lendemain. La cité en deuil ne rayonnait plus de son éclat particulier et la température était plus froide qu’à l’ordinaire. Le royaume entier semblait suivre sa reine dans sa tristesse et tout paraissait plus terne qu’en temps normal.
Le cortège funèbre traversa toute la ville. Sur le cercueil d’ébène reposait les corps sans vie de la mère et de la fille, côte à côte, dans la même position. Elles avaient les mêmes cheveux d’or, la même peau ambrée, la même expression triste et les mêmes mains fines reliées par un ruban de soie afin que l’âme de la plus jeune ne quitte pas son aînée sur le chemin qui les menaient à Glewaele. Immédiatement après venait Kementari vêtue d’une longue robe d’un noir profond et dont les cheveux n’étaient retenus que par la couronne traditionnelle d’onyx sombre dont les pierres avaient disparue. Cette disparition provoqua un grand trouble parmi ses sujets mais personne n’osa demander d’explications devant l’air désemparé de la jeune souveraine. Son frère et protecteur la soutenait heureusement, marchant derrière elle d’un rythme calqué sur le sien mais l’œil alerte à tout danger. L’escorte triste et macabre arriva ainsi au temple où les deux mortes seraient inhumées.

Dans la même soirée, on entendit résonner les psalmodies des oracles priant pour les âmes des défuntes mêlés aux chants mélodieux des deux derniers membres de la famille royale. Kementari s’accompagnait de sa harpe et chantait sa peine sans retenue, provoquant l’émoi et le bouleversement de tous les habitants de la cité qui écoutèrent sans relâche l’amère ritournelle des adolescents s’élevant des jardins suspendus jusqu’aux nuages et bien au-delà encore…

« Un visage angélique me sourit
Alors qu’une tragédie est là
A côté de la croix, sur la tombe
Ces bougies à jamais éclairées
Ces larmes à jamais écoulées !
Des larmes pour eux
D’amour et de peine
Enterre mes rêves et déterre mon chagrin
Oh, Dieux !
Pourquoi les anges chutent-ils les premiers ? »


Chantait la Reine, en proie au plus grand des désarrois.

« Chante-moi une chanson
Sur ta beauté,
Sur ton royaume,
Laisse la mélodie de ta harpe
Caresser ceux dont nous avons encore besoin »


Lui répondait alors son frère, désignant des bras la cité qui s’étendait à leurs pieds. Et il revenait vers elle et embrassait sans répit son visage baigné de larmes. Le crépuscule sanglant les vit pourtant, épuisés et accablés, succomber à un péché impardonnable… [Que vous devinez tous, n’est-ce pas ? xD]

Frozen Night

Samïarh D’Aepra, Prince d’Aepra
Sysiphe de l’an 122, en Aepra

« J’ai peur pour ma vie et celle de Kementari. Quelqu’un rôde autour de nous et du palais, j’en suis sûr. Je le sais ; je le sens. Je suis constamment sur mes gardes et ne quitte plus jamais ma petite sœur des yeux. Mais est-ce vraiment ma petite sœur ? Elle a tant changé depuis la mort de Mère et d’Azmella. Ses yeux sont tristes, son teint est livide et son visage toujours baigné de larme. Elle n’a rien perdu de sa douceur et de sa gentillesse mais j’ai le sentiment que quelque chose s’est déchiré en elle. Peut-être est-ce la découverte d’une facette du monde qui lui était inconnue ? La mort… Parfois son regard est fuyant, et j’ai l’impression qu’elle porte pour elle de trop lourds secrets qu’elle cherche désespérément à cacher. Je ne comprends plus rien, et le remord me ronge. N’ai-je donc pas le droit d’aimer ma sœur ? C’est trop cruel, car je l’aime démesurément et je ne peux plus me passer d’elle. Sa présence, son visage, ses cheveux, son corps et son odeur me sont devenus indispensables. Il me semble que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue si elle n’est pas là. C’est pourquoi je dois la protéger. Pour moi, pour Mère, pour Aepra. Elle est la raison d’être de tant de gens… Pourquoi faut-il que j’aime la seule femme que je ne doive toucher ? »

Kementari D’Aepra, Reine d’Aepra
Sysiphe de l’an 122, en Aepra

« Le royaume me hait.
Les foules sont hostiles à mon passage, et demandent des explications quant à la disparition des pierres de la couronne et du collier – que je ne sais pas comment expliquer sans en dévoiler trop. On me trouve trop jeune, trop peu expérimentée pour gouverner. Aucun ne sait à quel point j’ai été préparée à ce rôle. Mère attendait sa mort et avait tout fait pour que je sois prête à temps. J’ai toutes les capacités pour assurer mes responsabilités à la perfection. Azmella m’a confié que son pouvoir lui avait permis de voir sur moi de très bonnes choses, et de très mauvaises choses, mais que tout n’était pas clair. Elle n’a pas voulu m’en dire plus, mais elle paraissait terrifiée. Oh ! Azmella ! Comment vais-je faire sans toi ? Tu es tellement plus douée que moi pour décrypter les prémonitions. Ton pouvoir est tellement plus puissant ! Que puis-je faire sans le soutien de ma toute petite sœur ?
Azmy, tu as dû voir dans tes prémonitions mon union avec Samïarh… Est-ce cela qui t’as terrifiée ? Car je suis terrifiée, moi aussi, à l’idée de ce que j’ai fait. Je devrais mettre immédiatement fin à mes jours, mais je n’en ai pas le courage. Mère serait furieuse de savoir que j’ai abandonné le royaume pour lequel elle a sacrifié jusqu’à sa propre vie. Car je suis toujours persuadée que cette nuit là, c’est moi que l’on aurait dû enterrer. »

Samïarh D’Aepra, Prince d’Aepra
Teian de l’an 122, en Aepra

« Je suis certain, maintenant, que quelqu’un nous surveille. Je l’ai aperçu plusieurs fois rôder autour du palais et j’ai découvert l’endroit où il résidait en le suivant par la voie des airs. Cet imbécile n’a pas une seconde soupçonné qu’un ange le suivait d’en haut, et il n’a pas levé la tête. Il ne m’a pas l’air bien méchant, mais les apparences sont souvent trompeuses, et je préfère le surveiller ; On ne sait jamais… »

18 Teian de l’an 122, en Aepra
« Le Prince Samïarh est mort. »

Silencieuse et immobile, Kementari pleurait.
Elle se souvenait, ressassait les morts consécutives des membres de sa famille. D’abord sa mère et sa sœur, puis son grand frère adoré. Tous étaient morts dans l’espoir de la protéger et tous avaient réussi. Mais ce n’était que pour retarder l’heure de son dernier souffle et rendre le leur prématurément. Elle aurait dû mourir dès le début ! Ainsi tous auraient été épargnés ! Ainsi le voile du deuil ne s’étendrait pas sur son royaume… Pourquoi n’en avait-il pas été ainsi ?! Pourquoi avait-il fallu que Samïarh fasse preuve d’une bravoure à laquelle rien ne le forçait ?! Elle se rappelait clairement ses paroles, la scène, son regard, son baiser…
« Kementari ! Ne reste pas là ! Je t’en conjure ! Il arrive !
Mais enfin, Samïarh, de quoi parles-tu ?
Je t’en supplie, pars ! Va-t-en ! Pars loin d’ici ! Cache-toi, c’est toi qu’il veut ! »

Elle se souvenait si bien…

~ ¤ ~

Le ciel s’assombrissait. Il neigerait sans doute, plus tard, lorsque le soleil aurait laissé sa place au bel astre qu’était la lune. Kementari, la tête dans les mains et les coudes appuyés sur le rebord du balcon admirait le spectacle des énormes nuages noirs s’amonceler jusqu’à masquer emporter les nuages blancs et cotonneux. La mine assombrie par ses tristes pensées, elle laissait ses cheveux se balancer au gré du vent dans toute leur longueur démesurée et sa robe d’ébène claquer sous les rafales violentes et glaciales tout en jouant avec une longue tresse nouée par une soie singulière, d’un vert pâle brodé d’or. Elle ne distinguait plus ce qui se passait autour d’elle, happée toute entière par ses macabres secrets. La jeune fille n’entendit donc pas – pas plus qu’elle ne vit – le jeune homme se poser doucement près d’elle, de grandes et vigoureuses ailes blanches déployées dans son dos. Il était à bout de souffle et ce ne fut que le bruit de sa respiration saccadée qui la tira de ses réflexions. La jeune souveraine sursauta et se tourna vivement vers son frère.
« Kementari ! Ne reste pas là ! Je t’en conjure ! Il arrive ! » Avait-il crié, suppliant, en la poussant vers l’intérieur.
« Mais enfin, Samïarh ! De quoi parles-tu ? » S’était alors exclamée sa sœur, se dégageant de son étreinte.
« Je t’en supplie, pars ! Va-t-en ! Pars loin d’ici ! Cache-toi, c’est toi qu’il veut ! »
Dans un geste incontrôlé, il laissa tomber le poignard qu’il tenait à la main. Sa jeune sœur se pencha pour le ramasser. La prémonition surgit dans son esprit, aussi claire et précise que si l’action se déroulait sous ses yeux. Mais, à peine réalisait-elle, que le mal était déjà irréparable. Une flèche vint se figer dans le dos de Samïarh qui poussa un cri de détresse auquel répondit le cri d'horreur de Kementari. Elle se précipita vers lui, le poignard à la main et le rattrapa avant qu’il ne tombe au sol. Cependant, plus lourd qu’elle, il l’entraîna dans sa chute et elle heurta le marbre avec lui. Alors, dans son dernier souffle, il s’autorisa un suprême baiser sur les lèvres brûlantes de sa sœur.
Kementari n’osa pas bouger pendant plus de deux heures, horrifiée. Ils restèrent ainsi figés tels deux statues de pierre qu’on aurait recouvertes de sang. Puis elle rendit au centuple son baiser au cadavre glacé qu’était devenu son frère et l’écarta délicatement pour se relever, les yeux secs de toutes larmes et le cœur noyé dans son chagrin. Conservant un impressionnant sang-froid, elle détacha le ceinturon qui retenait l'épée de Samïarh et l'attacha à sa propre taille, puis elle dissimula le poignard dans sa botte. Une fois s'être assurée que rien ne la blessait, elle ferma les paupières du cadavre, juste à temps, car un serviteur accourait pour s'assurer que la Reine allait bien. Tout se passa dans les règles bien que l'inhumation se fit entièrement en privé. Le soir, on eu beau chercher Kementari partout, elle restait introuvable.
Cette nuit là, on raconte que la neige était teintée de rouge.

« Le compositeur est mort
Une lame s’est abattue sur lui
L’emportant vers les terres blanches
De l’innocence »


Lethal Aurora

Quelques mois à peine plus tard, un jeune homme d’une vingtaine d’année, peut-être plus jeune, se présenta au palais. Il était habillé sobrement, à la manière d’un citadin ordinaire et ses traits fins mais banals n’attiraient pas l’attention. Personne n’aurait fait attention à lui s’il n’avait pas fait irruption dans la salle du trône pour demander un poste à la cour. Bien des personnes présentes s’insurgèrent qu’un roturier ose se présenter ainsi à la jeune femme tout juste remise du choc consécutif de la mort des membres de sa famille mais Kementari les calma d’un geste. La Reine, comme toujours, resta parfaitement impassible, n’affichant qu’un visage pâle, triste et doux. Elle se leva, royale et fière, le menton levé, répandant autour d’elle le rideau d’argent de ses cheveux. Tous les regards convergèrent vers elle et ce fut sous les yeux ébahit de ses courtisans qu’elle nomma le jeune homme conseiller, de sa voix claire, cristalline, calme et posée. Le concerné s’inclina profondément et quitta la pièce sans montrer plus d’étonnement.

Personne ne sut jamais si l’homme et la Reine s’étaient déjà rencontrés avant cet évènement ou si celle-ci avait agit sur un simple coup de tête. Cet homme reste un mystère pour tout le monde. Il ne sort pas du palais, reste toujours dans l’ombre de Kementari, et ne parle à personne. Le royaume ne comprend toujours pas cette décision soudaine et absurde, mais le peuple s’est attaché à cette suzeraine douce, jeune et meurtrie. Il ne saurait, maintenant, lui porter préjudice en se levant contre elle (en particulier pour quelque chose d’aussi insignifiant que la nomination d’un conseiller, la Reine s’entourait es personnes qu’elle désirait après tout…). Pourtant, il est aujourd’hui le seul détenteur des plus grands secrets de la royauté d’Aepra et cela à tendance à en inquiéter certains.
Cependant, il peut se tenir sur ses gardes ; une femme ne révèle jamais la totalité d’elle-même à ceux dont elle se méfie, et encore moins à ceux en qui elle a confiance.

Kementari D’Aepra, Reine d’Aepra
Yensel de l’an 123, en Aepra

« J’ai peine à croire et à comprendre ce que je suis devenue.
J’écris ces quelques lignes avec une fébrilité que je ne me connaissais pas. En quelques mois, j’ai fait ce que jamais ne j’aurai pensé faire. Je n’ose écrire ici ce que j’ai fait, de peur que des yeux indiscrets ne se posent sur ces lignes... J’ai trahi la mémoire de mon frère. J’ai menti à mon peuple. J’ai avoué un inconnu l’horreur de mes crimes. Mon conseiller sait tout, du meurtre de ma famille aux meurtres que j’ai moi-même exécutés. De plus, j’ai trahi mon frère en rejoignant cet homme dans son lit. Oh, rien que d’y penser, j’en ai des frissons. Je ne mérite pas d’appartenir à la race des Anges. J’ai tellement peur ! Les cieux me puniront-ils pour mes péchés ? »


Dernière édition par le Sam 12 Jan - 0:29, édité 2 fois
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Kementari D'Aepra

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MessageSujet: Re: Reine Kementari D'Aepra [Elros]   Jeu 10 Jan - 23:38

[La longueur de votre message dépasse la limite autorisée -__-]

Accursed Dew

« Il est toujours des choses que je ne comprends pas » Déclara une voix forte et ennuyée.
« Et qu’est-ce que tu ne comprends pas… ? » Demanda Kementari en soupirant. « Je t’ai pourtant tout expliqué de long en large… »
La jeune femme était calée sur un oreiller moelleux et enroulée dans un drap de satin pâle. Elle arborait un visage fatigué, partagé et meurtri, exprimant une incommensurable culpabilité. Mais elle expliquait pourtant patiemment à son amant les secrets qu’elle avait jusqu’ici gardés au fond d’elle-même. Il posait d’étranges questions d’un air préoccupé tandis que sa compagne répondait sans trop y penser tant elle était usée à la tâche.
Cela faisait deux mois qu’ils se rejoignaient chaque nuit. Il y avait un lien étrange entre eux. Ils se détestaient, n’avaient aucune confiance l’un dans l’autre mais l’un ne pouvait se passer de l’autre. Ils avaient tout deux basculés dans des mers de sentiments inconnus et confus ; ne comprenaient plus ce qui leur arrivait. Mais une chose était certaine, ils ne s’aimaient pas. Ils se méfiaient trop pour aimer.
Le jeune homme s’était levé, habillé et arpentait la pièce en s’arrêtant parfois devant la fenêtre entrouverte par laquelle filtraient le vent frais et les rayons timides du soleil levant. Bientôt serait venue l’heure où ils devraient reprendre leur place respective, en tant que Reine et sujet. Mais ladite suzeraine n’avait pour le moment nullement l’impression d’être autre chose qu’une femme parmi tant d’autres. Elle jouait avec une mèche de ses longs cheveux en observant son compagnon d’un air amusé.
« Comment l’assassin s’est-il introduit dans la chambre, par exemple ! »
Kementari éclata de son rire cristallin.
« Tu n’as donc pas deviné ? C’était un ange ! La fenêtre de la chambre était ouverte parce que Mère avait trop chaud ; il lui a suffit de voler jusque là. »
« Mais comment a-t-il fait pour ne pas se faire remarquer ? »
« Faut-il vraiment que je te raconte tout l’histoire une énième fois ? »
« Oui, s’il-te-plaît »
La jeune femme soupira. Elle n’avait plus envie de ressasser ces souvenirs noirs. Elle voulait oublier pour ne poursuivre que son but. Mais il l’en empêchait. Il y avait chez lui quelque chose qui l’incitait à se confier, à révéler tous ses secrets sans aucune retenue. En retour, il ne disait rien sur lui, mais cela lui était égal.
« Mère sentait son heure arriver. Elle me demanda de la laisser seule, et de ne revenir que lorsqu’elle aurait trouvé la mort. Bien sûr, mes prémonitions m’avaient assurées qu’elle mourrait d’ici peu et je m’étais préparée au choc que cela engendrerait. Mais elle comme moi avions la conscience en paix. Elle m’avait formée, j’avais assimilé. Chacune de nous avait rempli son rôle et elle pouvait dès à présent partir tranquille. Mais ma petite Azmella refusait catégoriquement de quitter le chevet de Mère. Elle ne faisait pas à l’idée qu’elle allait la perdre. Elle pleurait en lui tenant la main et resta collée à sa chaise tout le temps où j’essayais de la convaincre de sortir. Cependant, voyant qu’elle ne capitulerait pas, j’avais abandonné et quitté la pièce. Si seulement j’avais insisté un peu plus… »
« Continue, je t’en prie… » La supplia son interlocuteur.
« Oui, oui. Donc je quittais la pièce et partais rejoindre mon frère qui composait pour Mère. Nous étions assez loin de la chambre de Mère. Ensuite, je suppose que le meurtre a dû se dérouler ainsi : L’assassin s’est introduit par la fenêtre. Mère et Azmy auraient eu beau crier, l’aile du palais avait été évacuée sur ordre de Mère, personne ne les aurait entendues. Il a dû tuer Azmy en premier, puis enfoncer la lame dans le cœur de Mère. Les deux étaient sans défenses de toute façon. Je ne veux pas imaginer comment il s’y est pris ensuite, mais je connais le résultat de ses œuvres. Lorsque je suis entré, une ou deux heures plus tard, inquiète, j’ai trouvé dans la chambre un affreux spectacle. Azmella était pendue à une corde accrochée au lustre et du sang s’échappait abondamment de son cœur, de son crâne et de ses yeux crevés, comme des larmes vermeilles, et s’égouttait dans une bassine à moitié remplie en dessous d’elle. Mère, quant à elle, avait reçu un coup de poignard en plein cœur et gisait sur son lit, couverte de sang. La scène était absolument insoutenable. Pourtant, j’ai dû nettoyer les corps pour les rendre présentables et faire croire à la mort par la maladie. J’ai ensuite vidé la bassine dans le jardin sans que personne ne m’aperçoive puis j’ai étendue ma petite sœur à côté de Mère, sur le grand lit. Le reste, tout le monde le connaît. J’ai fait croire à la mort par maladie et les obsèques eurent lieues quelques jours plus tard. Bien évidemment, je n’ai jamais rien dit de tout cela à Samïarh… »
Le conseiller s’arrêta une nouvelle devant la fenêtre. Il fixa l’extérieur un long moment. Il semblait réfléchir, ruminer, penser, imaginer la scène dans ses moindres détails. Il faisait froid dans le dos mais la Reine restait impassible.
« Tu en parles d’un ton très détaché » Observa-t-il.
Kementari ricana mais ne répondit pas. Il lui jeta un coup d’œil qu’elle ne vit pas et, comprenant qu’elle n’en dirait pas plus, il s’empressa de changer de sujet. Un sujet bien plus délicat.
« Et ton frère ? »
La réaction ne se fit pas attendre. La souveraine tourna vivement la tête vers lui et le foudroya de ses yeux verts. Il soutint son regard un moment puis baissa les yeux, s’avouant vaincu. La fureur de la jeune femme était palpable. La mort de Samïarh était un sujet qu’elle s’était juré de toujours garder pour elle. Gêné, le jeune homme chercha à détourner une nouvelle la conversation. Il avait oublié à quel point les colères de Kementari étaient aussi rares que dévastatrices.
« Où étais-tu la nuit dernière ? » Demanda-t-il doucement, dans l’espoir de la calmer.
Immédiatement elle se radoucit. Elle sourit tristement et haussa les épaules d’un air las. Elle n’avait pas envie de parler de ça. Mais la curiosité de son compagnon avait été piquée et il s’approcha d’elle en plantant ses yeux bleus dans ses prunelles vertes. Il possédait sur la jeune femme un terrible pouvoir de persuasion qu’il utilisait à outrance.
« Dis le moi… S’il-te-plaît. »
Le regard de la Reine pétilla un instant. Dans moins de deux minutes elle devrait être sortie de la pièce. Elle se pencha vers lui, féline et gracieuse. Effleurant ses lèvres, elle ne s’attarda pourtant pas et murmura au creux de son oreille.
« C’est le plus grand de mes secrets… Sauras-tu le garder… ? » Souffla-t-elle avec malice.
Il acquiesça.
Elle rit.
« Hier soir… »

~ ¤ ~

Kementari était partie depuis plus de vingt minutes maintenant, mais il restait sous le choc. Sans cesse, il se remémorait la phrase qu’elle lui avait murmurée avec un sérieux déconcertant.
« J’ai tué… »
« Pour ma vengeance… »
« Et pour la paix… »

« De mon royaume… » Enonça-t-il à haute voix.

« Un assassin. »

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MessageSujet: Re: Reine Kementari D'Aepra [Elros]   Dim 13 Jan - 13:20

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